notre trajet
La cote est sublime mais truffée de pétroliers,
raffinerie et plateformes d´extractions: eh oui, le Brésil est autosuffisant en pétrole meme si ici la moitié des automobiles roulent à l´alcool. Sao Sebastiò est une jolie bourgade coloniale, et
un bon point de chute pour la visite d´Ilhabela sur laquelle les hébergements sont hors-de-prix.
Un ferry, gratuit pour les piétons, assure la liaison
avec le continent (15 minutes de traversée) et nous l´empruntons le lendemain pour explorer la belle Ilhabela. De l´embarcadère, le bus local nous emmène en cahotant jusqu´à Viana (2 reais). De
là, nous marchons de plage en plage jusqu´à la Punta Das Canas avant de faire demi-tour pour terminer notre journée sur la magnifique plage de Sino, à faire sonner les pierres.
Nous déposons nos bagages à l´Hostelling International Roma (25 reais par pers.), puis partons déjeuner au Mercado Municipal. Nous allons ensuite à l´Opéra
de Arame, puis au Parque Tanguà pour le coucher du soleil.
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Cet étonnant batiment recèle d´expositions superbes: contemporains japonais, bresiliens, andins et gravures de Bacon. Nous y restons jusqu´a ce que le soleil couchant embrase l´oeil
volant surréaliste d´Oscar.
La Ilha do Mel comble toutes
nos attentes. Des notre premier jour, nous commencons son exploration par un tour des plages, toutes plus belles les unes que les autres. La mer est particulierement dechainee aujourd´hui sur la
Praia de Fora et la Praia Grande; courants violents et murs de vagues , nous attendons d´etre de l´autre cote sur la Praia de Fortaleza pour faire trempette. Sage décision car quelques heures
plus tard une tragedie frappe la Praia de Fora. Un orchestre symphonique bavarois en tournee (n´ayant jamais vu la mer auparavant) se jette a l´eau pour quelques brasses. L´ocean est sans pitié
et en quelques minutes femmes, enfants et vieillards sont happés par les courants et projetés sur les rochers. Les surfeurs arrivent a leur secours mais malheureusement trop tard pour sauver le
Maestro. Les survivants, choqués et bléssés rejoignent vite le continent en laissant derriere eux une vague de deuil sur l´Ile.
En portant nos vélos sur les épaules, nous tentons de passer à travers la
mangrove, dans la vase jusqu´a la taille. Très vite, le demi-tour s´impose car la situation devient inquiétante. Cette fois pas le temps de jouer avec les dauphins, nous pédalons sec, faisant la
course avec la mer pour repasser le cap de Fortaleza avant sa submersion. Grand moment de sport, nous pédalons le vent de face et nous remercions notre mois passé à 4000m d´altitude car nos
globules rouges sont au top et nous ne sommes meme pas essoufflés.
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Le reste de notre séjour ici sera plus tranquille, bouquinage
sur les hamacs au soleil, bronzette et baignade.
A 6h du matin, dans la
capitale du Parana, Curitiba, nous ne mollissons pas et enchainons comme de bons touristes avec le train, Serra Verde Express, pour Morretes; promenade ferrée hautement conseillée par notre
guide. Pendant les 3h de voyage, une animatrice nous fera des gouzi-gouzi au micro, au grand bonheur des tours organises neo-zelandais et bresiliens de notre wagon. Cher et infantilisant, mais
les vues sur la foret humide sont belles.
Au village de Brasilia, c´est la Pousada Camino do Farol qui
nous acceuille ( 40 reais la nuit a 2), jolis hamacs et cafe da Mahna.
Apres avoir garé nos bagages a la consigne et payé les 20 reais d´entrée, un joyeux bus Walt Disney plein d´Americains nous depose au debut du sentier.
Les vues sur l´ensemble des chutes sont epoustouflantes et apres de nombreux arrets
photos nous arrivons au coeur de la Gorge du Diable qui nous avale de son haleine humide.
Seulement 2 petites heures auront ici suffit a la visite de l´ensemble du Parc cote
bresilien.
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Un
petit train nous conduit au clou du spectacle pour la fin de journee: La Garganta del Diablo, la Gorge du Diable la bien nommee, bientot cul-benitement
rebaptisee ¨la Voix de Dieu¨. Une passerelle branlante chemine a raz des courants dechaines du Rio Paraguay jusqu´au gouffre ecumant. Un melange incroyable de bruit et de purete, l´energie
de la nature dans toute sa splendeur.
Au
programme des 3 jours que nous passons ici: shopping au marche artisanal, degustation de bife de chorizo et parillas le premier soir, avec Cecilia et Julie, puis avec
Karine et Adrien, rencontres a Sucre quelques semaines plus tot. Nous assistons a un spectacle de danse gaucho au son de la voix tonitruante de Daniel Numero, baryton a la stature de Pavarotti.
Bon public, apres 2 bouteilles de vin argentin avec Karine et Adrien, nous lui achetons 2 CD chacun.
L´Argentine
n´etait pas au programme mais compte-tenu de la difficulte a traverser la Bolivie en ce moment, notre etape ici est obligatoire pour rejoindre le Bresil et aussi, bien sur, une bonne occasion de
deguster un delicieux bife de chorizo. Vers midi, notre luxueuse fregate des routes fait escale en gare d´Humahuaca ou nous sommes accueillis en francais par Eugenie qui nous propose de
loger a l´Hostal La Antigua pour 20 pesos chacun. Le prix est plus que raisonable et nous la suivons sans hesiter.
Vraiment epuises par cette derniere semaine de baroude (
pour Karine la plus dure de tout le voyage), Humahuaca nous seduit par son ambiance boheme et sa douceur nous offre le repos tant attendu.
Nous passerons nos 24 heures ici a flaner avec les filles (Cecilia et Julie), lezarder
au soleil en tee shirt et trinquer a la paix dans le monde avec les hippies sur le retour qui habitent la place publique.
Encore un réveil difficile a 3h30 du matin (dernier réveil bolivien) pour attraper le bus de 4h vers Villazon, poste frontiére Bolivie-Argentine. A la descente du bus, á l´aube, le froid est encore saisissant et nous ne sentons plus nos orteils. Nous ne les récupérerons d´ailleurs que cote Gaucho ou un doux soleil nous souhaite la bienvenue. Si les paysages ne sont pas tout de suite différents, le contraste économique et culturel est frappant. A La Quiaca, la piste caillouteuse s´arrete net et se transforme en ruban lisse de goudron, l´odeur de viande fraiche remplace les éffluves de ragout faisandé que nous avions l´habitude d´inhaler. Et, c´est enfin dans un bus flambant neuf que nous roulons vers Humahuaca.
PARIS FRANCE
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