notre trajet

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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 18:59
Pour simplifier, la visite de Sao paulo ne fait pas partie de nos priorités et notre trajet est : Curitiba - Sao paulo (54,5 reais/ pers.), Sao Paulo -  Caraguatuba (34,5 reais/pers.), Caragatuba - Sao Sebastiò (4,5 reais/ pers.). Soit encore 12h de voyage. La cote est sublime mais truffée de pétroliers, raffinerie et plateformes d´extractions: eh oui, le Brésil est autosuffisant en pétrole meme si ici la moitié des automobiles roulent à l´alcool. Sao Sebastiò est une jolie bourgade coloniale, et un bon point de chute pour la visite d´Ilhabela sur laquelle les hébergements sont hors-de-prix. Un ferry, gratuit pour les piétons, assure la liaison avec le continent (15 minutes de traversée) et nous l´empruntons le lendemain pour explorer la belle Ilhabela. De l´embarcadère, le bus local nous emmène en cahotant jusqu´à Viana (2 reais). De là, nous marchons de plage en plage jusqu´à la Punta Das Canas avant de faire demi-tour pour terminer notre journée sur la magnifique plage de Sino, à faire sonner les pierres.

Le soir, nous retrouvons notre petite chambre de l´Hotel La Roma (45 reais) qui donne sur la place publique. C´est dimanche et Sao Sebastiò est frénétique, entre messes rock n´roll et discours électoraux en samba, difficile de dormir!
Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 18:49
Le dernier jour sur la Ilha do Mel, lors d´un déjeuner à Encantadas, nous rencontrons Patrick, un ingénieur agronome en stage au Brésil. Nous sympathisons et le lendemain matin, nous prenons le meme bateau pour Curitiba. Le maitre de stage de Patrick a bien fait les choses: son fils Murillo et sa copine Anna Paola viennent le chercher à la gare routiere et nous emmènent avec eux pour visiter la ville. Nous déposons nos bagages à l´Hostelling International Roma (25 reais par pers.), puis partons déjeuner au Mercado Municipal. Nous allons ensuite à l´Opéra de Arame, puis au Parque Tanguà pour le coucher du soleil.
  Le lendemain, Murillo joue encore au guide, dans un anglais parfait, et nous fait explorer la Praça Tiradentes, le quartier historique, puis, cerise sur le gateau, le Museu Oscar Niemeyer. Cet étonnant batiment recèle d´expositions superbes: contemporains japonais, bresiliens, andins et gravures de Bacon. Nous y restons jusqu´a ce que le soleil couchant embrase l´oeil volant surréaliste d´Oscar.
Notre bus pour Sao Paulo ne part que le lendemain à 23h30. Le temps étant couvert, nous passons la journée à tenter de rattrapper le retard sur le blog, puis au cinéma avec Batman, O Cavaleiro das Trevas.

Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 00:47
La Ilha do Mel comble toutes nos attentes. Des notre premier jour, nous commencons son exploration par un tour des plages, toutes plus belles les unes que les autres. La mer est particulierement dechainee aujourd´hui sur la Praia de Fora et la Praia Grande; courants violents et murs de vagues , nous attendons d´etre de l´autre cote sur la Praia de Fortaleza pour faire trempette. Sage décision car quelques heures plus tard une tragedie frappe la Praia de Fora. Un orchestre symphonique bavarois en tournee (n´ayant jamais vu la mer auparavant) se jette a l´eau pour quelques brasses. L´ocean est sans pitié et en quelques minutes femmes, enfants et vieillards sont happés par les courants et projetés sur les rochers. Les surfeurs arrivent a leur secours mais malheureusement trop tard pour sauver le Maestro. Les survivants, choqués et bléssés rejoignent vite le continent en laissant derriere eux une vague de deuil sur l´Ile.
Le lendemain, la vie reprend son cours et nous louons deux vélos pour tenter le tour de la péninsule Nord. Seuls au monde, nous observons pendant de longs moments les dauphins qui nous accompagnent a quelques mètres du rivage.

Boa dia do Ilha do mel
envoyé par kikabu
Apres 2 bonnes heures de pédalage, les 3/4 de la boucle sont accomplis mais á la Ponta Oeste, la marée nous rattrape. En portant nos vélos sur les épaules, nous tentons de passer à travers la mangrove, dans la vase jusqu´a la taille. Très vite, le demi-tour s´impose car la situation devient inquiétante. Cette fois pas le temps de jouer avec les dauphins, nous pédalons sec, faisant la course avec la mer pour repasser le cap de Fortaleza avant sa submersion. Grand moment de sport, nous pédalons le vent de face et nous remercions notre mois passé à 4000m d´altitude car nos globules rouges sont au top et nous ne sommes meme pas essoufflés.
  A l´arrivée , completement epuisés, nous célébrons notre victoire sur la marée autour d´une caipirinha morango (fraise) et maracuja (fruit de la passion).
Le reste de notre séjour ici sera plus tranquille, bouquinage sur les hamacs au soleil, bronzette et baignade.
Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 00:28
Devant l´inhospitalité de Foz do Iguacu-ville, nous sautons dans un bus Catarinense pour Curitiba; 102 reais et 10h de trajet. A 6h du matin, dans la capitale du Parana, Curitiba, nous ne mollissons pas et enchainons comme de bons touristes avec le train, Serra Verde Express, pour Morretes; promenade ferrée hautement conseillée par notre guide. Pendant les 3h de voyage, une animatrice nous fera des gouzi-gouzi au micro, au grand bonheur des tours organises neo-zelandais et bresiliens de notre wagon. Cher et infantilisant, mais les vues sur la foret humide sont belles.

Train Curitiba Moretes, bresil
envoyé par kikabu
Encore un bus de Morretes a Paranagua (2 reais/ pers.) puis un bateau taxi jusqu´a la Ilha do Mel pour 110 reais chacun ( 2h30 de trajet). Voila, 24h de voyage accomplies averc succes et nous goutons enfin aux charmes de cette ile deserte, sauvage et magnifique. Il n´y existe aucune route, de simples sentiers sablonneux cheminent a travers la jungle pour relier le peu d´habitations et pousadas qui peuplent cette Ile de Miel. Le soir, une loupiotte s´impose pour eviter de pietiner les fourmileres car l´Ile ne dispose d´aucun eclairage public. En bref, exactement le petit paradis que nous cherchions pour nous ressourcer.
Au village de Brasilia, c´est la Pousada Camino do Farol qui nous acceuille ( 40 reais la nuit a 2), jolis hamacs et cafe da Mahna.
Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 00:16
Apres un ultime bife de chorizo et une derniere nuit argentine, nous partons de tres bonne heure avec nos gros sacs vers le Bresil. Le bus argentin nous jette a la frontiere pour les formalites et sans crier ¨gare¨ fait demi-tour. 20 minutes de marche forcee, charges comme des mulets, s´ímposent donc jusqu´a l´arret de bus bresilien pour les chutes. Apres avoir garé nos bagages a la consigne et payé les 20 reais d´entrée, un joyeux bus Walt Disney plein d´Americains nous depose au debut du sentier. Les vues sur l´ensemble des chutes sont epoustouflantes et apres de nombreux arrets photos nous arrivons au coeur de la Gorge du Diable qui nous avale de son haleine humide. Seulement 2 petites heures auront ici suffit a la visite de l´ensemble du Parc cote bresilien.
Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /Août /2008 00:13
Ca y est, le timing est parfait, la frontiere bresilienne n´est plus tres loin et definitivement nous passerons les 6 dernieres semaines du voyage au Bresil. Arrives a Puerto Iguacu en fin d´apres midi, le depaysement est total. Il y a 72h, nous etions encore a 4000m d´altitude, dans le froid, appretes comme des alpinistes dans un desert poussiereux bolivien et maintenant, la foret vierge. Le climat est chaud et humide, les vies animales et vegetales (inexistantes sur l´altiplano) reprennent leurs droits. Ca sent bon les tropiques, et on aime ca!
La nuit tombe tres vite ( le seul inconvenient de voyager ici en hiver) et de la gare routiere, un hotel nous fait de l´oeil: un Hostelling International, l´Hostal Iguacu Falls avec piscine et hamacs. C´est 30 pesos le lit en dortoir avec desayuno et compte tenu de l´affluence touristique, le prix est correct. Apres avoir sonde l´avis des differents travellers de l´hotel, nous decidons de commencer demain la visite des Cataratas demain matin par le cote argentin..
Le premier bus qui part a 7h40 de puerto nous depose au Parque National pour l´ouverture, vers 8h. Encore seuls sur le site a cette heure, nous partons avec Albertine (une ivoirienne) et Samuel ( un poidevin) explorer le Sentero Macuco
qui regorge de papillons multicolores, singes, cochons sauvages et coaties (mascottes du Parc). Tandis que nous sommes emerveilles par la richesse de la faune d´Iguacu, Albertine, en vraie broussarde, nous decrit tout ce que nous pourrions en faire en ragout, en salivant.
 
Ensuite, pendant 4 bonnes heures, de nombreux petits sentiers (circuit inferieur et superieur) , nous menent a differents points de vue; la particularite du cote argentin etant de sentir les chutes puisque nous les observons toujours de tres pres. Un petit train nous conduit au clou du spectacle pour la fin de journee: La Garganta del Diablo, la Gorge du Diable la bien nommee, bientot cul-benitement rebaptisee ¨la Voix de Dieu¨.  Une passerelle branlante chemine a raz des courants dechaines du Rio Paraguay jusqu´au gouffre ecumant. Un melange incroyable de bruit et de purete, l´energie de la nature dans toute sa splendeur.
Mercredi 13 août 2008 3 13 /08 /Août /2008 00:04
Notre plan de route est vague et comme d´habitude nous sommes incertains. Initialement, l´idee de traverser le Paraguay nous seduisait mais maintenant que nous avons goute a l´Argentine, il est difficile de la quitter. L´idee de rejoindre Buenos Aires fait son chemin dans nos esprits mais la perspective de la caipirinha sur la plage en tongs Havaianas l´emporte et nous reportons la visite de la ville du tango au... prochain tour du monde?! A pile ou face, l´Argentine est donc la grande gagnante, tant pis pour le Paraguay (prochain tour du monde?).
Nous prenons donc un bus, ce mardi a 18h, pour Resistencia. La croisiere dure 12h et confortablement installes dans nos sieges moltonnes, nous dormons comme des bebes. Il etait possible de rejoindre Puerto Iguacu directement de Salta mais nous preferons couper les 22h de trajet en deux et descendons a Resistencia vers 6h du matin. De la gare un taxi nous depose dans le centre et tres rapidement nous realisons que la ville manque de charme et qu´il n´y a rien a y faire. En prime, les hotels indiques dans notre guide n´existent plus et les autres sont complets. En 2 temps 3 mouvements nous sommes de retour sur les quais de la gare routiere et sautons in extremis dans le Fecha Bus pour Puerto Iguacu. Rebelotte, 10h de bus et intoxication de films americains debiles.

Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 23:41

Ici nos cerveaux sont libres de toutes contraintes logistiques: l´Argentine offre des infrastructures de voyage dignes de ce nom. D´Humahuaca nous trouvons donc un bus pour Salta tres facilement (depart toutes les demi-heures) et le prix du billet est divise par 2 lorsque l´on change a Jujuy (25 pesos/pers.).

Trois petites heures de voyage seulement et nous sommes propulses au coeur de la civilisation (perdue pour nous depuis presque 1 mois). Salta est une ville magnifique, ses petites rues pavées regorgent de parillerias et bars branches ou la jeunesse argentine depense ses precieux pesos. D´ailleurs, pour en posseder quelques uns, nous devrons faire 1h de queue a la banque (toutes prises d´assaut a longueur de journee). En effet, depuis la crise, l´Etat argentin depense avec parcimonie ses petites coupures: les retraits d´argent sont limites a 300 ou 500 pesos (entre 75 et 110 euros) et les paiements par carte bancaire sont souvent taxes a plus de 10%. Au programme des 3 jours que nous passons ici: shopping au marche artisanal, degustation de bife de chorizo et parillas  le premier soir, avec Cecilia et Julie, puis avec Karine et Adrien, rencontres a Sucre quelques semaines plus tot. Nous assistons a un spectacle de danse gaucho au son de la voix tonitruante de Daniel Numero, baryton a la stature de Pavarotti. Bon public, apres 2 bouteilles de vin argentin avec Karine et Adrien, nous lui achetons 2 CD chacun.

Dimanche 10 août 2008 7 10 /08 /Août /2008 23:12
L´Argentine n´etait pas au programme mais compte-tenu de la difficulte a traverser la Bolivie en ce moment, notre etape ici est obligatoire pour rejoindre le Bresil et aussi, bien sur, une bonne occasion de deguster un delicieux bife de chorizo. Vers midi, notre luxueuse fregate des routes fait escale en gare d´Humahuaca ou nous sommes accueillis en francais par Eugenie qui nous propose de loger a l´Hostal La Antigua pour 20 pesos chacun. Le prix est plus que raisonable et nous la suivons sans hesiter. Vraiment epuises par cette derniere semaine de baroude ( pour Karine la plus dure de tout le voyage), Humahuaca nous seduit par son ambiance boheme et sa douceur nous offre le repos tant attendu. Nous passerons nos 24 heures ici a flaner avec les filles (Cecilia et Julie), lezarder au soleil en tee shirt et trinquer a la paix dans le monde avec les hippies sur le retour qui habitent la place publique.

Samedi 9 août 2008 6 09 /08 /Août /2008 22:38

Encore un réveil difficile a 3h30 du matin (dernier réveil bolivien) pour attraper le bus de 4h vers Villazon, poste frontiére Bolivie-Argentine. A la descente du bus, á l´aube, le froid est encore saisissant et nous ne sentons plus nos orteils. Nous ne les récupérerons d´ailleurs que cote Gaucho ou un doux soleil nous souhaite la bienvenue. Si les paysages ne sont pas tout de suite différents, le contraste économique et culturel est frappant. A La Quiaca, la piste caillouteuse s´arrete net et se transforme en ruban lisse de goudron, l´odeur de viande fraiche remplace les éffluves de ragout faisandé que nous avions l´habitude d´inhaler. Et, c´est enfin dans un bus flambant neuf que nous roulons vers Humahuaca.

 

Mais où sont-ils ?!



 



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