notre trajet

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Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /Août /2008 22:18
C´etait notre derniere nuit en conditions extremes et heureusement car ce n´est plus le froid qui nous réveille mais nos odeurs corporelles. Depuis le départ de Tupiza nous n´avons pas croisé de douches, a part les eaux souffreuses d´Agua Calientes. Dans ces régions reculées de Bolivie l´eau courante n´existe pas et quand bien meme nous rencontrons un robinet avec un filet d´eau, il fait bien trop froid pour se dénuder et se laver. La bonne nouvelle c´est que nous ne sommes pas les seuls, ici la puanteur est la norme, Bolivien et Gringos a la meme enseigne.
Pour le lever du soleil, nous arrivons sur la Isla de Pescado, mais malheureusement le temps est nuageux et il n´y a pas un seul rayon de soleil. Blanc sur blanc tout fout le camp, les photographes sont décus. Pourtant le paysage est une fois de plus sublime sur cette ile coralienne en plein desert de sel. de monstrueux cactus de plus de 1000 ans ont remplace les gorgones et hérissent le récif.
Sur la route du village de Colchani, nous nous arretons pour une seance photoau milieu du Salar; le défi étant de courir nu sur ces plaines de sel glacé.
Puis vient la fin de notre épopée , l´arrivée á Uyuni nous raméne a la réalité . Le référendum révocatoire d´Evo morales est maintenant dans 2 jours; le compte á rebours pour quitter le pays est lancé. Il existe 2 options pour partir de cette ville de cauchemard soviétique et rejoindre Tupiza: le train de nuit ou la jeep. La Bolivie étant encore paralysée par les bloqueos, nous optons pour la sécurité et endurons encore 5h de piste vers Tupiza.
En récompense á lárrivée, la douche brulante de l´Hotel Annexo Mitru ( la meilleure de toute notre vie!) et un diner avec Murielle, Julie et Cécilia, nos 3 copines de route vers l´Argentine.

Jeudi 7 août 2008 4 07 /08 /Août /2008 21:46
Apres une grasse matinée jusque 5h du matin, Daisy nous sort une nouvelle fois du lit grelottants et á 5h30, c´est reparti pour le 3eme jour d´excursion (et de tape-cul). Au lever du soleil, nous atteignons le Desert de Siloli parsemé de sculptures de pierre, dont la plus célebre, le magnifique Arbol de Piedra.
La matinée se poursuit ensuite par une succession de lagunes toutes plus belles les unes que les autres: Lagunas Honda, Charcota, Hedionda et enfin Cañapa. pour nos séances de shooting les flamands roses super-stars posent comme des danceuses de Las Vegas.


Ensuite, durant la pause-déjeuner, au Mirador du Volcan Ollagüe, Clement tente, au peril de sa vie, l´ascension d´un pic rocheux culminant a plus de 5000m d´altitude. Clement donne (comme d´habitude) tout pour le sport; la classe internationale... et/ou trucage photo?!
Durant l´apres-midi, notre Jeep roule a vive allure a travers le Salar de Chiguana, vaste etendue poetique ou notre esprit s´egard. Arrives aux abords du célebre Salar d´Uyuni a la tombee de la nuit, Emilio nous depose dans notre refuge: un hotel tout salé, des murs au plafond jusque nos oreillers. Ce sera notre derniere soiree avec Nick et Hilde, et au diner, les idees stupides fusent pour les montages-photo du lendemain dans le Salar.
Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 21:26
Aujourd´hui, nous endurons la plus longue journée de jeep du séjour (plus de 10h de piste). Emilio nous sort tous les 4 du lit á 3h30 ce matin. Encore completement surgeles de notre nuit blanche, nous enfilons difficilement nos 10 epaisseurs de textile et montons a bord vers 4h. Notre premiere etape est á plus de 2h de pistes caillouteuses ou il nous faut parfois briser 20 bons centimetres de glace pour traverser de profondes rivieres.
Heureusement, Emilio est un chauffeur hors-paire et il nous mène indemnes à la Laguna Kollpa. Dèsormais à 4850m d´altitude nous poursuivons notre ascension en direction du Volcan licancabur, déjá observé un mois plus tot coté chilien.
Nous traversons le salar de Chalviri puis le mystique Desierto de Dali et ses formations de laves pètrifièes avant d´arriver á l´incroyable Laguna Verde et ses eaux venimeuses.L´arsenic et le magnésium (d´origine volcanique) qui flottent dans ses eaux lui donnent sa couleur phosphorescente qui change en fonction des conditions météorologiques.
Emilio nous tire de notre contemplation au bout d´une bonne demi-heure pour nous conduire aux sources d´eau chaude d´Agua Calientes. Malgré le froid, tout le monde enfile son maillot de bain pour profiter des bienfaits des minéraux dans ce petit bassin nauséabond. Apres la pause-dejeuner preparee par Daisy, la jeep cahote vers la Terre du Lendemain (Sol de Manana) ou des geysers de lave et de boue grise bouillonent, a plus de 5000m d´altitude. Le soleil déclinant, nous atteignons la Laguna Colorada, fantastique étendue d´eau rouge et de glace ou pataugent des milliers de flamands roses. Cette Lagune doit sa couleur écarlate aux pigments des algues clorofitas qui y pullulent. Ces plantes et leurs sédiments constituent aussi le plat favori des flamingos.
Completement epuises par la contemplation de toutes ces merveilles naturelles, nous rentrons nous réchauffer autour d´une bonne bouteille de vin chilien dégustant, comme tous les soirs, la délicieuse soupe de Daisy.
Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 18:29

A notre arrivée a l´Hotel Valle Hermoso, ce matin vers 9h, bonne nouvelle! Deux travellers ont réservé un tour dans la nuit et nous ne serons finalement que quatre dans la jeep au lieu de 6. Les préparatifs du voyage se mettent en place doucement et vers 10h nous decollons de Tupiza avec a bord, Emilio (notre chauffeur), Deisy (sa femme et notre cuisiniére pour le sejour), Nick (un londonien) et Hilde (une hollandaise). Cette fois, c´est bien parti pour 1280 kms de piste á travers, sans doute, les plus beaux paysages de Bolivie.pour cette premiere nous ne roulerons que 6 petites heures la Quebrada de Palala, El Sillar et la Vallee de la Lune; canyons et vallees environnants Tupiza qui nous rappellent San Pedro de Atacama et son désért.

Apres la visite du village de Nazarenito, situe au pied du Volcan Uturuncu (6008m d´altitude), vers 17h c´est la pause nocturne au village de San Antonio de Lipez. L´agence ne nous avait pas menti, l´hotel est muy basico puisque nous logeons chez l´habitant sans eau courante, ni electricite (sauf de 19h a 22h). Deisy s´avére etre une excellente cuisinere et au diner nous devorons sa soupe de legumes -presque- frais.










Ce soir, c´est la fete mationale bolivienne et pour l´occasion les villageois nous invite au spectacle de chant et danse des enfants de l´école primaire. Un generateur poussif fournit  quelques watts á l´unique ampoule de la salle des fetes, seul et unique effet special du show. Lorsque le rideau se ferme, il faut l´intervention d´un grand touriste pour dévisser le plafonnier (il n´y a pas d´interrupteur...).

Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 21:03
Reveilles a midi, il est grand temps de se mettre en quete d´une agence pour partir des le lendemain en excursion dans le Sud Lipez bolivien. Tupiza Tours semble etre le leader sur le marché et nous leur payons une avance de 400 bolivianos pour réserver. Malheureusement, les bloqueos faisant toujours rage, en fin d´apres-midi ils nous annoncent que notre jeep n´est pas pleine; nos co-passagers attendus dans la journee etant bloqués a Potosi.
Apres trois désillusions chez Tupiza Tours, nous nous rabattons chez Valle Hermoso qui jusque 22h se demène pour nous trouver des compagnons de routes pour un départ demain matin. Les senoras de l´agence traquent les touristes qui arrivent d´Argentine mais à 22h30, rien ne semble gagner. Notre bonne étoile nous sourit et au restaurant, nous rencontrons Cécilia et Julie qui nous proposent de partager leur jeep du lendemain (elles partent aussi avec Valle Hermoso et nous serions donc 6 a bord). Tous ensemble, l´on soumet l´idée a l´agence. Ils sont un peu réticents au début mais finissent par accepter devant nos implorations. Super contents et soulagés, nous versons une avance de 300 bolivianos cette fois et rentrons à l´hotel préparer nos bagages pour les quatre jours de froid dur qui nous attendent.
Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 20:16

Durant ces 2 jours de paix , il n´y a qu´un bus en partance de Sucre pour Tupiza. Celui-ci est bien entendu surcharge et nous nous battons pour obtenir 2 places assises au double du prix (80 bolivianos par personne au lieu de 40). A 17h nous sommes donc partis pour 12h de bus et de nombreuses personnes voyagent debout. Les manifestants ont bloque les routes a coup de dynamite, faisant s'abattre des flancs de marbre, mais comme c'est dimanche-jour de treve, une pelleteuse a ouvert une voie en degageant les gravats.
Nous sommes serres comme des sardines dans ce satane bus bolivien, veritable boite de conserve a roulette. Nos voisins ont emmene leur diner, un delicieux ragout de charogne et leur festin continu repand un lourd fumet de viande avariee qui nous enveloppe comme une maree de cauchemard. Encore une nuit glaciale interminable a notre palmares. Les routes goudronnees n' existent pas dans le sud bolivien, et nos intestins sont mis a rude epreuve durant ces douze heures de pistes.

Pour couronner le tout, notre chauffeur fait du zele et nous arrivons avec 1h30 d'avance. Il est donc 4h du matin quand nous quittons le terminal de bus et apres avoir reveillé plusieurs gardiens d'hotel, le verdict tombe, jusqu'a 7h il nous faudra payer le prix de la nuit precedente... il fait -10 degres mias vraiment nous refusons de payer 80 bolivianos pour deux heures de sommeil.
Finalement le check in de l'hotel Mitru Annexo est a 6 heures, nous passons donc une heure a chanter "quand te reverrais-jeuuuu, pays merveilleuuuuux..." sur la place publique avant de pouvoir enfin se rechauffer dans notre chambre.

Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 19:27

A 8h30, decollage de Cochabamba pour la Paz. Nos estomacs s' accrochent tant bien que mal pour les atterrissages et decollages les plus hauts du monde! Croyants etre enfin tranquilles, nous arrivons a Sucre pour decouvrir que les bloqueos sont encore plus violents ici. Normalement, un bloqueos c'est trois pierres, deux branches, un lama et cinq mamas larges comme des barriques qui arretent les poids-lourds a grands coups de mamelles. Mais ici les manifestants s'amusent avec de la dynamite, ce qui causera quelques morts. Nous parvenons tout de meme a nous faufiler a pieds entre ces obstacles pour rejoindre le centre-ville paralyse.

Sucre est belle, le climat doux et nous nous offrons un hotel luxueux (San Francisco, 110 bolivianos la nuit) pour reprendre des forces avant d'affronter le froid du Salar. Nous visitons plusieurs eglises et couvents, le superbe musee du textile et le musee anthropologique qui expose momies et cranes incas difformes.

Durant ces 4 jours a Sucre, les partisans du "Evo NO" bloqueront le Nord tandis que ceux du "Evo SI" controleront le Sud. Heureusement, pour le week end, tout ce petit monde signe une courte treve et nous en profitons pour nous enfuir jusque Tupiza sans s'arreter a Potosi, egalement bloquee.

Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 23:47

De bon matin, apres avoir retrouve nos compagnons de route, nous partons calle Sucre louer une jeep pour la journee (450 bolivianos). C'est Seb qui pilote l'engin! Il commence par conduire poliment, avec clignotants, controles directs et remerciements, puis se met en mode bolivien et donne tout. A grands coups de klaxons et d'embrayages furieux, il nous fait sortir de la ville; mais c'est pour nous retrouver bloques quelques kilometres plus loin par les partisans du "Evo No" au referendum qui se deroulera le 10 aout prochain. "No dialogos, no referendum, la revolucion social!" Bienvenue en Bolivie, amigos!
En contournant ar le lac nous arrivons tout de meme a teps pour le marche de Punata donc jusqu'ici tout va bien. La ville entiere n'est que stands colores de tissus, fruits, et bric a brac en tout genre. Des centaines de pommes de terre, des legumes aux formes inconnues et des montagnes de tripes crues en sauce macerent en plein soleil.

Pour nous remettre de nos emotions, nous entrons dans une Chincheria (reputee pour servir la meilleure chihca de Bolivie) ou cette fois NOUS sommes l'attraction. Chaque client vient un par un pour nous faire gouter sa propre decoction cul-sec! Il faut oublier le fait que les femmes machent machent les graines de mais pour accelerer la fermentation de nos boissons! Apres un bon moment de rigolade et de defis gastriques, nous nous echappons pour aller visiter les lagunes de la region.

 
Une route de galets nous menent a travers des champs de cactus jusqu'a l'etendue d'eau ou nous admirons le coucher de soleil. Le froid glacial nous chasse et apres quelques rond-points en sens inverse et slaloms entre les arbres qui poussent au milieu de la route surchargee, Mais Seb nous ramene a bon port. Le lendemain, la ville est entierement paralysee par les bloqueos et nous trouvons tant bien que mal un avion qui nous menera a Sucre via La Paz pour sortir de ce bordelo.
Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 23:26

Lundi matin, de La Paz, nous prenons un bus direct pour Cochabamba. Il n'y a que 7h de route et pour une fois nous voyageons de jour afin de profiter pleinement de la beauté de l'Altiplano. Le confort des bus boliviens n'est pas celui des peruviens, et encore moins celui des chiliens, mais ca reste toujours plus confort qu'un bus Eurolines ou Gullivers. Les premieres heures du voyages se deroulent sans embuches jusqu'a ce qu'une rangee de bus vides, arretes au bord de la route, alarme notre chauffeur.

La route est parsemee de pierres, des volutes de fumee s'en echappent et les locaux commencent a paniquer. Stress communicatif pour nous, seuls touristes du bus. L'entree du village que nous devons traverser est barricadee; les bus se delestent de leurs passagers en plein desert. Notre chauffeur hesite, prend la temperature, puis courageux, s'engage sur une piste  sablonneuse qui contourne les hostilites. Dans les tourbillons de poussiere, femmes et enfants tentent a pied la meme aventure. Le courage n'est as la seule vertu de notre chauffeur, et ame charitable, il laisse s'entasser dans notre bus ces passagers livres a leur sort, malgre les protestations sauvages des boliviennes confortablement installees a bord. La Bolivie est un regime matriarcal, et les cruelles mamas le revendiquent a chaque instant!
Nous parvenons tant bien que mal a entrer dans Cochabamba ou l'Hotel Colonial et sa cour luxuriante nous acceuillent pour 80 bolivianos. Le soir, par hasard, nous retrouvons Noemie, rencontree quelques semaines plus   San Pedro de Atacama, Ludo et Seb, ces amis qui l'on rejoint ici. Ils nous proposent de partager une jeep pour visiter le marche de Punata le lendemain et nous sommes ravis de partir en excursion avec eux.

 

 

Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /Juil /2008 20:55

L'arrivée a La Paz par l'Altiplano avec une vue plongeante sur le canyon est vertigineuse. La ville s'étend comme une gangrène dans chaque pli du canyon. De toutes parts ses ramifications tentaculaires se déploient dans un paysage lunaire. La vie s'accroche ici, avec une insistance déroutante, a des sommets hauts de plus de 6000m d'altitude. Lorsque nous franchissons ses portes, c'est alors un véritable sentiment d'oppression qui nous enveloppe et dont nous aurons du mal a nous débarrasser ces deux prochains jours. Heureusement, après quelques heures de recherches,  nous trouvons un hôtel abordable (60 Bs la chambre), l'Inti Karka, situe dans une rue clame et relativement éloignée de l'activité frénétique de cette cite andine. Entre shopping, visites de musées les plus intéressants les uns que les autres ( Museo de la Coca et Museo de Arte Contemporano), déjeuners et dîners au Pot ou a l'Angelo Colonial, dégustation de feuille de coca fraîchement cueillies et rencontres shamaniques, nous passons ici quatre jours trépidants.



























Mais où sont-ils ?!



 



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