notre trajet

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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 02:36

Le lendemain, notre chambre matrimoniale est prete de bonne heure et nous demenageons a travers un des nombreux escaliers labyrinthiques de l'hotel. Il mene a une des mignonnes petites chambres disseminees sur plusieurs niveaux de terrasses, offrant toutes une vue panoramique sur la ville. Pour la premiere fois depuis notre arrivee en Amerique Latine nous goutons a la douce chaleur du soleil andin et, pour notre petit dejeuner, nous faisons bronzette sur le toit en degustant des croissants frais achetes a une boulangerie locale.

Plus tard, nous partons a la rencontre de Juanita au Museo Santuarios Andinos. Cette petite fille Inca agee de 5 siecles a ete sacrifiee pour apaiser la colere du Dieu Volcan. Decouverte en 1995, son corps en parfait etat est exposee ici dans un cerceuil de glace. Tous ces organes vitaux sont intacts et ont revele au monde entier son dernier repas de coca et chicha (boisson sacree a base de mais fermente). Notre culture Inca enrichie, nous partons deguster un mate de coca sur une terrasse dominant la Plaza de Armas, et ce bien sur au son d'une lambada a la flute de pan. Le temps passe vite a ne rien faire, oui il fait bon vivre a Arequipa!!
Desireux d'observer le coucher de soleil sur toute la ville et sur le Misti, nous prenons un taxi  et notre chauffeur, Jesus, nous conduit jusqu'au Mirador de Sachaca. Le soir, Charlotte  et Guillaume nous invitent sur leur terrasse privee pour un apero bien franchouillard : tinto, olives et queso de lama. Nous goutons ensuite a la vie nocturne d'Arequipa et finissons la soiree dans un bar avec la jeunesse peruvienne.


Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 15:41
C'est avec etonnement et emerveillement que nous faisons nos premiers pas au Perou, dans une de ces plus belle ville, Arequipa. Surnommee la ville blanche car construite entierement en pierre de lave blanche, elle est situee dans une oasis de verdure au pied du Misti, gigantesque volcan eteint qui culmine a 6000m d'altitude. Venere des Incas, le Misti recele des tresors perdus petits a petits retrouves, comme la momie Juanita.

 

De la gare nous helons un taxi et cherchons un hotel du cote de Santa Catalina, pres de la Plaza de Armas. Au premier coin de rue la facade austere de l´hotel La Reyna se dresse davant nous, et par chance pour cette nuit il reste des places en dortoir. Nous migrerons demain dans une chambre double, sur le toit, qui surplomble le Monasterio Santa Catalina. Fatigues de nos 16h de voyage, l'apres midi se deroulera paisiblement.

 

 

En fin de journee nous retrouvons nos colocataires de dortoir, Guillaume et Charlotte pour aller diner. Apres de longues recherches infructueuses, nous nous rabattons sur un restaurant qui sert encore a 21h30, dans la calle Jerusalen. Autour d'une bonne bouteille de tinto chilien, nous degustons nos premiers plats locaux, trucha (autruche), alpaca (lama) et rocotto relleno (pimemt fourre a la viande). Charlotte revait de gouter du cuy (cochon d'inde frit) mais au vu de la photo peu appetissante du menu, elle se degonfle et opte finalement pour un banal lama.

 



Jeudi 10 juillet 2008 4 10 /07 /Juil /2008 02:56

Apres nos aventures chevaleresques et pour panser nos multiples courbatures et hematomes nous nous reposons une journee de plus a san pedro... il faut dire aussi que le bus pour Arica etait complet ! Nous en profitons pour flaner dans les rues au soleil, acheter des cartes postales, papoter avec les autres occupants de notre hotel et c'est comme ca que par hasard nous rencontrons Marion et Allan, un couple de Saint Domineuc (en Bretagne). En plein desert d'Atacama nous nous decouvrons des amis communs et passons un bon moment autour d'un pisco sour a parler de notre verte Bretagne. 20h sonnent et il est temps de regagner la gare de bus du village, direction el Peru!



Vers 8h, le bus nous depose a Arica et nous trouvons sans difficulte un taxi parmi les Cadillac cinquantenaires qui font passer la frontiere (3000 pesos ou 20 soles). Le controle est stricte, mais nous finissons par atteindre Tacna vers 8h du matin, ville frontiere peruvienne, apres des kilometres de desert. De la, nous prendrons un bus Flores pour Arequipa, traverserons a nouveau des kilometres de desert, et arrivons vers 13h anotre destination finale. Ouf! apres 16 heures  de voyage, il etait temps!







Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 20:28

A grands coups de chantage et en faisant peser dans la balance les 2 semaines a moto au Vietnam, Karine parvient a convaincre Clement de passer la prochaine journee a cheval. Nous reservons chez Cactus Rancho (45000 pesos chacun) et a 9h00 petantes nous enfilons nos guetres dans le foin.



Karine passera la journee sur le dos de Chico Marco, un bourrico tetu et flemmard, tandis que Clement chevauche devant Macundo, age de 20 ans. Au depart, peu rassures par les nombreux chiens errants qui poursuivent les chevaux  (San Pedro est surmonnee San Perro de Atacama), Clement sera vite mis en confiance par le bon caractere de sa fiere monture. Nous chevauchons a travers les canyons en direction de la Valle de la Catarpe et rapidement nous nous sentons une ame de cow-boys. Avec Ennio Moricone dans la tete, nous gagnons la Piera de la Coca a l´heure du dejeuner. Claudio, notre guide, nous explique la signification des petroglyphes graves dans ses flancs. Il s'agit d'un pass traditionel sur la route des montagnes ou les troupeaux de  lamas s'arretaient pour consulter les sages shamans. La tradition etait d'y coller ses feuilles de coca machouillees avant dén gober une deuxieme pour le reste de la route. Aujourd'hui petrifiees, elles temoignent de centaines d'annees de transumance.

 Toujours seuls au monde, pour le chemin du retour nous re-empruntons la route des canyonspuis grimpons sur l'Altiplano. A flanc de falaise, puis tirant les chevaux dans la dune de sable, nous retrouvons la Valle de la Muerte et le chemin qui nous ramene a San Pedro. Tout poussiereux, des courbatures dans tous les muscles, les fesses brulees a vif, nous trouvons quand meme la force de changer d´hotel pour gouter au luxe de la douche chaude. Le soir, en recroisant Claudio au bistrot du coin, et lui faisant part de nos douleurs, il nous dira d'un air sage: "Nada se puede siudar  con un pisco sour!"

Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 19:44

12h de bus après notre depart de Copiapo, un changement a Calama, et vers midi nous foulons le sol de San Pedro de Atacama sous un soleil de plomb. C'est une petite ville de poussiere et de terre battue au milieu du desert Atacama; un oasis cree grace a un ingenieux systeme d'irrigation Inca, sur la route traditionnelle des caravanes.L'ambiance y est particuliere : presque trop typique et tres touristique (surtout en cette saison), une sorte de village Walt Disney sans le comfort aseptise. C'est le point de depart de nombreuses expeditions dans le Salar de Atacama, les geysers El Tatio... mais aussi vers la Bolivie et l'Argentine.

Nous logeons a La Florida, dans un dortoir donnant sur une cour de graviers. Il n'y a pas d'eau chaude et avec les tres basses temperatures nocturnes, les reveils sous la douche glacee sont inconcevables. des la premiere journee nous partons explorer la Valle de la Muerte, puis la Valle de la Luna. La region est volcanique et de puissants phenomenes geologiques ont faconne un paysage digne des visions d'un shaman sous Peyotl. Le soleil se couche dans la Vallee de la Lune, ambroisant les cirques rouges et decoupés, une ambiance martienne regne!
D'un coup, les temperatures chutent de 30 degres et nous courons nous rechauffer les orteils au coin d'un braseroavec des Pisco Sour.


Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 19:26
La Serena est une petite ville de province tres etudiante, ou il fait bon vivre, avec de nombreuses places et rues pietonnes. Nous y passerons une nuit et 2 jours, loges a l'hotel El Hibisco ou nous echangeons avec Maria, la propietaire, des lecons de francais et d'espagnol. Nous en repartirons les bras charges de confitures maisons.

















Dans l'apres-midi un bus en direction du Nord nous attend, et apres 5 heures de route nous stoppons a Copiapo pour couper en 2 les 20h de bus qui nous separent de Calama. Pas grand chose a raconter sur Copiapo qui n'est pas la ville la plus acceuillante que nous ayons croise. Apres une nuit dans un hotel cher et miteux (la Residencial Rojio), un peu de flanerie dans le centre et sur la place de la cathedrale, nous reprenons un bus de nuit en direction de Calama.
Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 19:13

Valparaiso. Un nom de ville que tout le monde connait, sans pouvoir pour autant le situer. Ça a des relents de piraterie, de flibustiers, de port malfamé. Valparaiso, ça evoque des chants de marins, un monde imaginaire de tresors perdus, de peintres revolutionnaires en exil. Et nous y voila, curieux de voir ce qui nous attend, un peu inquiets d'etre deçus.

Mais la surprise est bonne, nous trouvons une auberge coloree et agreable. Le quartier est anime,bruyant, les couleurs sont eclatantes, entre les peintures provoquantes des façades et les graffitis et affiches qui les ornent. Nous nous perdons dans les vieux quartiers, qui sentent bon la boheme (mais parfois un peu touristiques façon montmartre il faut bien l'avouer). Ça grimpe sec, de vieux escaliers tortillent a flanc de collines, en un reseau labyrinthique que nous aimerions explorer tout entier. Des ascenceurs rouillés soulagent les mollets des explorateurs.
Le soir, nous avons du mal a prendre le rythme de la ville: a 20h, les bars ne daignent toujours pas soulever leurs paupieres de metal.  Mais vers 23h des orchestres se mettent a jouer un peu partout alors que la fatigue nous tient deja. Le decalage horaire et culturel avec l'Australie ne nous a pas quitté. Il va falloir y remedier!











Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 18:45
Nuit agitee mais ce n'est pas grave, on est contents détre la et nous reprenons léxploration de la ciudad. Du Barrio brazil nous suivons la calle Agustinas vers la Plaza de Armas. Visite de léxpo Oscar Niemeyer au Museo de Bellas artes, et expo de jeunes artistes croates. Dejeuner de pescado au Mercado Central, puis visite du jardin japonais. Le soir nous degustons notre premier pisco sour (boisson nationale) sur fond de tango argentin dans un petit bar enfume carrele de noir et blanc (encore une fois ces details sont charmants apres avoir vecu 4 mois dans une societe ultra-normee a l'australienne), puis retour a la casa dodo.
 
Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 20:55




Bling! Un coup de baguette magique (et 16 heures de Kérosène) et nous voila en America Latina!  
Des l' aéroport, nous sortons notre plus bel espagnol, et Clement, suivant les conseils de la méthode A6000, appelle tout le monde Paco. Nous finissons tant bien que mal par acheter 2 tickets de bus pour aller au centre de Santiago, puis marchons jusqu' a notre hôtel, la Casa Roja. C'est une vieille bâtisse délabrée, mais qui a gardé l' atmosphère luxueuse d'une époque plus prospères.
Un nuage de pollution enveloppe la ville, au travers duquel se devine la Cordillère des Andes et ses neiges eternelles. Au soleil les températures sont douces, nous en profitons pour explorer la ville.
Retour a la civilisacìon! De la vrai musique, des marchés, des discussions animées, un trafic piéton anarchique, des places et des ruelles sombres, des vendeurs ambulants, des graffitis et des crottes de chien!!! Tout ce qui fait l' âme d'une cité et qui n' existait pas en Australie. Il nous faut 5 minutes pour réaliser que cela nous manquait vraiment down under.  
Apres quelques kilometres de marche, les 13h de decalage horaire nous rattrapent et nous retournons nous ecrouler dans notre dortoir bruyant.  





Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 21:23
Pour notre derniere nuit dans le Queensland, nous nous offrons le luxe du camping munucipal de Palm Cove. Premiere douche chaude non volee (au sens propre du terme) depuis 1 mois. Sous le soleil on oublie vite ce confort: nous lápprecions dáutant plus maintenant et avons límprecsion de sortir dún soin complet de thalassatherapie´. La journee ne sera que nettoyage du van, lessive et organisation des sacs pour lÁmerique Latine. Le lendemain nous deposons le van a 9h chez  Apollo et sautons dans notre avion a láeroport de Cairns pour Sydney. Apres un bref survol de la Grande Barriere de Corail nous atterissons a Sydney en debut dápres-midi.
Et voila retour a la case depart! Une navette nous conduit directement a lÓriginal Backapcker a Kings Cross, et apres y avoir depose nos bagages nous prenons un taxi pour Coogee. Il est deja 15h30 et avant 17h nous devons avoir fermer nos comptes en banques australiens et renvoyer nos 25 kgs déxtra bagages en France. Oh la la! Allez un bon coup de stress et nous bouclons toutes ces formalites a temps. Colette la fille de Luke et Emilie nous attends a láppart de la Coogee bay Road et nous restons discuter avec la maman et sa fille un moment. Ce week end a Sydney ne sera que retrouvailles et adieux: premiere soiree dans Darlinghurst avec Julie, Vincent, Marie et Cie (anciens collegues du Sel et Poivre), puis le lendemain dejeuner a Coogee en terrasse avec Emilie, Colette et Marie (ancien employeur de Clement), et enfin le samedi soir demenagement a Darling Harbour chez Shane et Laura qui nous accueillent pour le reste du week end.
Thank you Shane et Laura, it was so good to see you again. Thank you for your great irish hospitality and your great international level gastronomy! Enjoy your travel in NZ, Fidji and San Francisco. We hope to see you soon in France or... in Dublin. Cheers mates!!!
   

 


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