notre trajet
Le soleil ne se leve pas en meme temps que nous, et bien au contraire c'est une pluie beaucoup plus forte que la veille qui accompagne notre petit
dejeuner. Il pleut maintenant des trombes d'eau, le tonnerre gronde toujours par intermittence et le vent se leve par violentes rafales. Tres vite, notre decision est prise, il nous faut remonter
au nord pour retrouver ce celebre soleil australien. Nous roulons sur le Bruce Highway et nous arretons a Rainbow Beach, une des portes pour Fraser Island dans l'apres-midi. Le temps se degrade
d'heure en heure, et il pleut sans arret. La radio annonce le passage d'un cyclone au large de Fraser Island cette nuit. Completement deprimes apres cette nouvelle, nous attendons d'en savoir un
peu plus long avant de foncer dans le Northern Queensland. Un backpacker sympa nous accueille, le Dingo Backpacker, et nous passons notre apres-midi sur Internet et dans la cuisine commune a
rediger nos derniers articles sur la Nouvelle-Zelande. Le soir, nous profitons de l'Happy Hour du bar du backpack avant de regagner le bord de mer pour la preparation de notre diner. Nous
trouvons un barbecue relativement abrite des rafales de vent qui balaient desormais les cotes a plus de 100 kms et nous nous concoctons, rump steack grille accompagne d'aubergines et champignons,
humm un vrai delice! A la fin du diner, un ranger passe nous prevenir qu'il est strictement interdit de camper en bord de mer et que le seul endroit autorise pour une overnight dans son van est
le parking en face du backpacker. Nous rebroussons donc chemin et passons la nuit sur un coin de trottoir au milieu d'une dizaine de nos camarades campers.
Loin de s'etre ameliore, le temps s'est encore degrade a notre reveil. Le cyclone, qui fait route vers la Tasman Sea et le Sud de l'Australie, passe
maintenant a quelques kilometres des cotes de Fraser Island. Tous les departs sur l'ile sont annules jusque nouvel ordre. Un peu decus, nous nous resignons et decidons de tenter notre chance du
cote d'Hervey Bay, l'autre porte pour les excursions sur Fraser. plus nous avancons vers Hervey Bay et plus la route devient dangereuse. Il pleut des litres et des litres d'eau a la minute, en 5h
cette partie du Queensland aura recu ses precipitations moyennes pour les mois de Mai et Juin. La terre n'absorbe plus et par endroit la route est completement noyee. Nous avancons prudemment,
mais le camper van, deporte sur le bord de la route par les violentes rafales de vent, part en aquaplanning tous les 500m. C'est en fait une tres tres
mauvaise idee de faire route vers le bord de mer aussi, apres 10kms parcourus en une demi-heure, nous decidons de faire demi-tour et regagnons l'autoroute qui nous mene a Bundaberg. Le vent
souffle moins fort dans les terres et nous arrivons sains et saufs a Bundy en fin d'apres midi. Nous dormons a Bargara, une riche petite station balneaire, a l'abri de resines. Nous passons
les 2 jours qui suivent, toujours en compagnie de notre cher cyclone. L'interieur du van est trempe et toutes nos affaires commencent a sentir tres fort l'humidite et la moissisure. Nous quittons
Bundaberg sans meme prendre le temps de visiter sa celebre rhumerie et roulons toute la journee a travers des champs de canne a sucre a perte de vue afin de gagner Rockhampton.
de la location, afin de diminuer la caution de 7500$ a
2500$. Un peu vexes, et surtout deranges par ces pratiques commerciales quelque peu abusives, notre loueur fait un geste et nous prete les chaises et tables de camping gratuitement (normalement
50$ de location). Tant pis, de tout facon, c'est trop tard nous ne pouvons annuler la location. Bon gre mal gre nous adoptons notre nouveau van et prenons l'highway direction la sunshine
coast. Debouts depuis 3h30 du matin, la fatigue au volant se fait vite sentir et nous roulons juste 2h avant de faire notre 1er stop pour cette nuit sur
la sunshine beach. Il fait un doux 23 degres et nous savourons notre diner sous le coucher du soleil, les pieds dans le sable!! Le reveil est un plaisir, le soleil brille de tous ses feux et une
petite baignade dans une mer a 21 degres finit de nous rafraichir les idees. Nous parcourons les quelques kilometres qui nous separent de Noosa et arrivons dans cette mignoone petite station
balneaire pour le dejeuner. L'orage commence a gronder au loin sur la Coral sea et nous aurons juste le temps de faire le tour du village a pied avant de nous faire rincer par les premieres
pluies. Nous garons le van dans Noosa Wood et faisons une petite sieste en regardant la pluie tomber et en ecoutant les Kookabura chanter. Un peu flemmards, l'apres midi se poursuivera
tranquillement et nous passerons la nuit dans Noosa Wood en esperant que le soleil sera de retour demain.
Il
ne nous reste que 2 jours pour rejoindre christchurch ou nous devons prendre notre avion. C'est un peu juste pour visiter la Banks Peninsula, presqu'ile a cote de Christchurch. Et c'est dommage,
on ne pourra pas aller visiter ce village de Francais, ultime trace de nos infructueuses tentatives de colonisation (ca fait bien rire les Kiwis). Ils y parlent un Francais proche de l'accent de
Ruca et ont la reputation d'avoir mauvais caractere (c'est bizarre, ils sont pourtant d'origine bretonne)... Nous roulons tout de meme un peu jusqu'a Lyttelton, pour y dejeuner et voir les
paysages. C'est beau, et on regrette de ne pas pouvoir y rester plus longtemps. Tant pis retour sur Christchurch!
Il nous reste donc a trouver un hotel pour cette derniere nuit. Notre choix se porte sur le "vagabond Bacpacker", une mignonne auberge rose ou l'on se sent comme chez soi.
Retrouver un vrai lit est tres agreable, meme si nous n'y passons que quelques heures car le reveil est a 3 h du matin pour attraper noter avion.|
La route pour Kaikoura, qui longe la cote, est difficile : elle est suspendue a flancs de montagnes qui tombent a pic dans la mer. La meteo ne nous facilite
pas la conduite; il pleut des chiens et des chats ("cats and dogs") et de violentes rafales de vents heurtent de plein fouet notre kiwi camper. Au bout de 2h une pause s'impose. Nous nous
arretons a The Store a Kekerengu (mi chemin entre Blenheim et Kaikoura). C'est une grande batisse face a la mer. Sa grande toiture soutenue par un tronc d'arbre massif fait chapiteau sur la
salle que rechauffe une cheminee de chaux a double foyers. Nous profitons du feu de bois, mais pas de l'immense terrasse en teck qui surplombe la falaise. Un expresso nous rechauffe
l'interieur et nous reprenons la route pour rejoindre Kaikoura a la tombee de la nuit. |
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Cette petite station balneaire ou l'on compte plus de motels que de maisons particulieres est celebre pour ses baleines. C'est en
effet une station de nettoyage pour ces gros cetaces et il est soi-disant possible de les observer depuis la cote. Malheureusement ce n'est pas la saison et meme si nous passons la nuit
sur le point de vue dedie a leur observation, nous n'en aperceverons pas une seule. Tant pis nous essaierons de nous rattraper avec les requin-baleine australiens... Kaikoura
n'etant pas tres acceuillante, nous decidons de partir, a peine leves, pour Christchurch ou nous passerons nos 2 dernieres journee neo-zelandaises.
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Tournee des vignobles neo-zelandais: Blenheim-Renwick-Kaikoura
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Aujourd'hui, c'est Karine qui conduit! Il fait un temps magnifique, parfait pour une tournee des vignobles du Marlborough. Redescendus sur Blenheim, nous entamons notre odyssee oenologique par la visite de la Matua Winery. Clement y goute un Riesling, un Chardonnay french oak, un "Sauv' Blanc", un pinot noir, un shiraz et un muscat. En fin connaisseur, Clement sait bien que cracher c'est gacher... Nous suivons ensuite le wine trail et visitons quelques producteurs. Parmi les plus celebres (en NZ et a travers le monde): Montana Brancott winery, Cloudy Bay, Herzog et Highfield. Apres ces belles degustations, nous nous arretons pour dejeuner dans un petit vignoble, qui fait aussi table d'hote. La cuisine y est tres fine et inventive, on y trouve du VRAI pain, avec une belle croute croustillante et une mie epaisse, moelleuse, comme on en a pas vu depuis notre depart en Septembre... Un plateau de fromage nous offre un petit gout de terroir francais, accompagne d'un petit Riesling sec. Pour ne pas oublier que nous sommes en NZ, nous finissons par un superbe et succulent Pavlova, specialite meringuee nationale. Apres toutes ces festivites, l'apres-midi est bien avancee et il est grandement temps de reprendre la route vers Kaikoura, notre etape cette nuit. |
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Nelson-Picton-Malborough Sounds-Blenheim, 200 kms |
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Apres un reveil a l'aube pour admirer le levee de soleil sur le port de Nelson et ses enormes paquebots, nous gagnons le centre de cette petite ville portuaire. Nous degustons 4 double expressos dans une guinguette au coin d'une rue et forts de toute cette cafeine nous apercevons Chantal Goya qui tente ici bas de relancer sa carriere dans la promotion de bijouterie de pacotille. La matinee se poursuivera ensuite peniblement dans un Internet cafe ou les ordinateurs ne sont que virus a puces qui devoreront les photos de Clement de ces 3 derniers jours. Ecoeures, nous torchons 130 kms pour rejoindre a l'est les Malborough Sounds ou nous passerons la nuit dans un campsite pastoral, le Smith's farmstay, sous la chaleur de notre chauffage. |
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| Le lendemain, la pluie fait toujours rage et apres quelques kilometres sur la Queen Charlotte Drive, vers Portage, nous nous arretons pour admirer la vue sur les fjords du Nord. Paresseux ce matin, nous n'emprunterons pas le celebre Queen Charlotte Track et preferons nous diriger vers les vignobles de la region de Blenheim, via une pause dejeuner a Picton (embarcadere des ferries pour l'Ile du Nord). |
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| A notre grande surprise, Blenheim est une ville jeune et vivante. En flanant dans ses rues animees cet apres-midi, nous stoppons chez un pepinieriste pour acheter des graines de toutes ces plantes natives de NZ si belles, avec l'espoir de peupler la Bretagne de cette vegetation etonante. Apres un apero dans une taverne locale, un free camping pres de Tuamarina nous accueille pour la nuit. |
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Apres
avoir quitte Punakaiki a l'aube, nous decidons de passer notre soiree sur la route pour atteindre Golden Bay. C'est un detour de 160 kms sur notre itineraire, mais beaucoup de voyageurs nous
ont chaudement conseille d'aller nous faire voir a Farewell Split, le Cap le plus au nord de l'Ile du Sud. Nous arrivons
a Collingwood peu avant le coucher du soleil, un peu decu par ce village desertique et des paysages peu avantages par le temps maussade. Farewell Spilt, reserve naturelle ultra protegee n'est
accessible que moyennnant les services d'un guide assermente et nous ne sommes pas emballes a cette idee. Une petite place abritee du vent sous un arbre, en bord de mer, nous attend pour passer
la nuit et c'est dans un silence de tombe que nous nous endormirons.
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Il est deja midi passe et si nous voulons faire une rando au sein du parc, nous n'avons pas le choix, il nous faut prendre le water taxi de 13h30. Celui-ci nous depose a Torrent bay/Anchorage vers 14h15 et c'est parti pour 4h de crapahutage dans le bush jusque Maharau. La nature est
magnifique, une odeur de miel et d'humus impregne nos narines, entetante. Il est possible de camper tout au long des lagunes turquoises du park et nous regrettons de ne pas y passer quelques
jours, bien que les temperatures hivernales ne s'y pretent pas vraiment.
Nous n'en voyons le bout qu'a
la nuit tombee et le ventre vide, nous trouvons le courage de parcourir les 50 kms qui nous separent de Nelson. Notre objectif etait de se faire un petit resto au coin du feu, en degustant les
fameux fruits de mer neo-zelandais. C'est mal connaitre les kiwis, car en se presentant a 20h dans plusieurs etablissements, on nous informe gentiment que les cuisines sont deja fermees et les
chefs au lit! La soiree se termine donc autour d'une grosse platree de pates au thon (certainement pas neo-zelandais) sur le parking du Yacht Club.
La
Nouvelle-Zelande Aotearoa est une ile issue du super-continent prehistorique Gondwana. Protegees par le vaste ocean, sa faune et sa flore ont connu une evolution unique. Sur cette terre isolee,
pas de mamiferes et donc de predateurs pour les oiseaux, qui abandonnent donc l'usage de leurs ailes pour plusieurs especes. Le Moa, aujourd'hui eteint, pouvait atteindre 3,70 metres de haut. Le
Kiwi, egalement non-volant, prosperait jusqu'a l'arrivee des vilains europeens sur l'ile. Car ceux-ci, malheureux sans compagnons a quatres pattes, ont importe le chien, le chat, et le lapin pour
s'occuper. Le Kiwi est une proie facile pour ces predateurs sanguinaires. Non, pas pour le lapin, d'accord. Cependant, ce dernier prosperant a outrance et devorant les recoltes des paysans, on
importa le furet, une veritable machine a tuer. Egalement le possum, lemurien australien capable ed tuer un arbre centennaire en un mois. Puis le cerf, le mouton, les vaches et tous ces
animaux qui se nourrissent des herbes ou gambade le Kiwi. Aujourd'hui, il a pratiquement disparu, et avec lui bon nombre d'autres especes d'oiseaux endemiques.
A Hokitika,
celebre bourgade de deux habitants de la cote Ouest, la specialite locale est le Road Kill sandwich ("vous les tuez, nous les cuisinons"), et le possum Pie.... Gastronomie utile
et ecologique!
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Le rendez vous est fixe a 8h15 avec le guide. Nous passons une heure a choisir les sur-pantalons, chaussettes, chaussures d'escalade, crampons, bonnets gants
et manteaux que la compagnie nous fournit. Nous prenons ensuite un bus qui conduit tous les marcheurs jusqu' au glacier. Il y a ensuite deux kms de marche dans les cailloux pour arriver a
la monstrueuse facade noire et bleue du Franz Joseph. C'est la que commencent les choses serieuses. Des pitons sont plantes dans la glace, auxquels sont accrochees de solides cordes. Des
guides sont deja depuis deux heures dans la neige pour y creuser des escaliers et nous permettre de grimper.Les premiers metres sont noirs, car la glace
draine les pierres du sol, faconnant ainsi de profondes vallees. |
| La progression est lente, car le glacier avance et le guide doit donc ouvrir de nouvelles voies chaque jour avec sa pioche. Parfois nous attendons longtemps avant quíl trouve la route la moins dangereuse, et le froid se fait bien ressentir. |
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D' autant quíl nous faut traverser des crevasses tres etroites d' ou nous ressortons trempes. Mais en haut la vue est magnifique, nous dejeunons le long d' un trou de 150 metres de profondeur. L'apres-midi se poursuit froidement sur cette etendue de glace. Vers 16h30, nous rentrons tous au village Franz Joseph, disons au revoir a Charlotte et JB, 2 francais avec qui nous avons crapahute toute la journee, et regagnons le Rainforest Resort pour une bonne douche chaude. |
PARIS FRANCE
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