Durant ces 2 jours de paix , il n´y a qu´un bus en partance de Sucre pour Tupiza. Celui-ci est bien entendu surcharge et nous nous battons pour obtenir 2 places
assises au double du prix (80 bolivianos par personne au lieu de 40). A 17h nous sommes donc partis pour 12h de bus et de nombreuses personnes voyagent debout. Les manifestants ont bloque les
routes a coup de dynamite, faisant s'abattre des flancs de marbre, mais comme c'est dimanche-jour de treve, une pelleteuse a ouvert une voie en degageant les gravats.
Nous sommes serres comme des sardines dans ce satane bus bolivien, veritable boite de conserve a roulette. Nos voisins ont emmene leur diner, un delicieux ragout de charogne et leur festin
continu repand un lourd fumet de viande avariee qui nous enveloppe comme une maree de cauchemard. Encore une nuit glaciale interminable a notre palmares. Les routes goudronnees n' existent pas
dans le sud bolivien, et nos intestins sont mis a rude epreuve durant ces douze heures de pistes.
Pour couronner le tout, notre chauffeur fait du zele et nous arrivons avec 1h30 d'avance. Il est donc 4h du matin quand nous quittons le terminal de bus et apres avoir reveillé plusieurs gardiens
d'hotel, le verdict tombe, jusqu'a 7h il nous faudra payer le prix de la nuit precedente... il fait -10 degres mias vraiment nous refusons de payer 80 bolivianos pour deux heures de sommeil.
Finalement le check in de l'hotel Mitru Annexo est a 6 heures, nous passons donc une heure a chanter "quand te reverrais-jeuuuu, pays merveilleuuuuux..." sur la place publique avant de pouvoir
enfin se rechauffer dans notre chambre.
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