Mardi 9 septembre 2008
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Capitale moderne du Bresil, Brasilia est l' ennemi
du backpacker. Dans son plan urbain en forme d'avion, chaque quartier a une fonction unique, propre. Au quartier des hôtels, dans l'aile ouest de l'engin, seuls une dizaine d'établissements de
luxe accueillent les rares touristes. Nous faisons donc appelle à Hospitality Club pour nous sortir de mauvais pas. C'est chez Marcos que nous sommes accueillis dans la queue de l'appareil,
quartier réservé aux jeunes fonctionnaires. Notre hôte est en effet policier fédéral, "FBI brésilien" comme il nous précise fièrement et, malgré tout charmant.
A la sortie de nos 17 heures de bus il nous escorte jusque chez lui: QRSW123 8B 85, c'est son adresse! Conformément au purisme communiste du Brésil des 50's, les
rues ne portent pas de noms. Les chiffres permettent de retrouver son bloc d'habitation, au milieu de centaines d'autres, identiques et impersonnels. Beaucoup de jeunes comme Marcos travaillent
dans cette capitale administrative, appâtes par des salaires qui frôlent souvent l'indécence. Malgré cela, tous rêvent secrètement de quitter Brasilia pour retrouver leur ville d'origine.
Après une douche vivifiante nous partons explorer l'oeuvre urbaine d'Oscar Niemeyer, pour rejoindre l'Eixo monumental, corps du coucou et artère principale il nous
faut traverser un désertique non-lieu de poussière rouge, brûlé par le soleil de la savane.
Comme
nous ne tardons pas à le remarquer, dans la ville idéale d'Oscar les piétons n'existent pas car chaque déplacement se fait en voiture; d'où l'absence de trottoir, passage cloutés, feux rouges. Un
enfer pour nous, petits voyageurs fauchés qui n'avons pas les moyens de louer une voiture! Comme deux bêtes traquées nous parvenons tout de même à traverser le flot rugissant de l'autoroute
urbaine, en longeant un échangeur, pour attraper un bus vers le "centre". Nous descendons dans le cockpit, quartier du pouvoir et tête pensante du pays. Bien que vieillissants voire décrépis les
bâtiments sont superbes de pureté formelle. Sur la Praça dos Três Poderes, nous visitons le Congresso Nacional, Palàcio da Justiça et Palàcio Itamaracy. Plus loin un coucher de solei de la Tour
de Television nous offrira une vision parfaite de la forme aérienne de la ville (airbus ou boeing?), vieux coucou surpeuplé et fatigué.
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Marcos nous emmène le soir dans l'aile est, quartiers des restaurants et bars. Le lendemain, nous visiterons le Théâtre National, le musée d'art contemporain et la
superbe cathédrale en forme de couronne d'épine, trésor de transparence et de majesté.
Ces deux jours passés à Brasilia nous ont laissé déséchés, épuisés, vidés par ses dysfonctionnements mais ébahis par la démesure de cette folie
architecturale.
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